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Le WILKS versus les IPF POINTS !? Meilleure formule ?


Les IPF points ont récemment pris la place du Wilks dans les compétitions IPF, mais en somme, leur objectif est tous deux d’apporter une formule permettant de comparer les leveurs entre eux, malgré les différences de poids corporel. C'est aussi une façon de déterminer les meilleurs leveurs d’une compétition, toutes catégories confondues.


Si vous faites du powerlifting, j’imagine que vous savez de quoi nous parlons.


Avant tout chose, sachez que nous sommes ni mathématiciens, ni statisticiens, mais nous allons tout de même tenter de vous expliquer du mieux que nous pouvons les différences entre le Wilks et les IPF Points.


Le Wilks a beaucoup été critiqué dans les dernières années et nous allons vous expliquer les grandes lignes via ce tableau.


Grosso modo, les lignes bleues représentent le pourcentage de leveurs dans les différentes catégories de poids, où clairement la classe des 83 kg et celle des 93 kg dominent en termes du nombre de leveurs.


Par contre, ces catégories n’ont pas une ligne rouge aussi élevée que les classes supérieures, soit les 120 kg et les 120 kg +.


En fait, ces lignes rouges représentent le nombre de leveurs classés parmi le top, soit tous ceux qui sont dans le 5% des meilleurs athlètes.


Ce qu’on remarque alors ici, c’est que dans les catégories 120 kg et 120 kg + …il y beaucoup de top athlètes selon le Wilks, mais pourtant peu d’athlètes en général dans la catégorie, d’où le faible taux de corrélation et la critique de cette formule.


Bref, tout ça pour dire qu’on entend souvent que le Wilks favorise les gros leveurs.


Faut dire aussi que la formule n’est pas récente non plus...et qu’on blâme souvent son coefficient comme étant dépassé. Les calculs initiaux ont été réalisés en 1984 et répétés en 1995.


Lorsqu’elle a été mise en place, il n’y avait pas autant de leveurs dans les catégories supérieures (les 120 kg +) et la moyenne de leur poids corporel n’était pas aussi élevée…ce qui peut affecter les résultats aujourd’hui si on ne tient pas compte de ces données. Le phénomène est similaire chez les femmes, mais chez les plus petites catégories de poids. Bref, une formule de comparaison se doit d’être renouvelée, ce qui n’est pas le cas avec le Wilks.


Et c’est là que les IPF Points font leur entrée. Mais sont-ils vraiment mieux ?


Sachez que nous n'avons pas abordé la formule mathématique du Wilks...simplement pour sa complexité.


La formule IPF, si nous pouvons nous permettre, va comme suit :


Un leveur moyen dans sa catégorie va donc scorer 500 points.


Voici un exemple plus concret au bench press dans la catégorie des 105 kg, où la moyenne est de 143.29 et la déviation de 28.69.


Un athlète exécutant une performance de 175 kg, aurait alors un score de 610.52 points au bench press, ce qui le placerait au rang percentile 86.55…et donc lui donnerait une performance supérieure à 86.55% des athlètes de sa catégorie. À noter qu’il n’y a pas de distinction parmi les catégories d’âge.


Parmi les avantages de cette formule, on retrouve le très grand nombre de données et la possibilité de les actualiser. La formule est également adaptée selon si l’athlète compétitionne classique ou équipé.


Par contre, nous nous demandons si vraiment il est nécessaire de prendre les données d’athlètes de tous les niveaux, comme c’est le cas avec la formule...ou si on ne pourrait pas simplement se baser sur l’élite et se comparer à eux !?


Aussi, même si la formule a été mise sur pied à titre de comparaison, nous ne croyons pas qu’on puisse vraiment se comparer entre hommes et femmes. Les femmes ont clairement un avantage avec cette nouvelle formule.


Chose certaine, la corrélation entre le nombre d’athlètes d’une catégorie et le nombre de top athlètes parmi cette même catégorie semble beaucoup plus optimale que le Wilks.


Et définitivement, les grosses catégories de poids chez les hommes vont payer un peu.


On n’a qu’à utiliser l’exemple de Ray Williams, qui est passé du 2e rang toutes catégories confondues (Raw – IPF) au 97e rang à l’instauration des IPF Points.


C’est assez étonnant comme différence!


Par contre, nous voulons quand même mettre en valeur ici le fait que peu importe la formule de comparaison employée, ça reste une façon d’évaluer la force relative, soit la force par rapport au poids corporel.


Cependant, on ne pourrait pas simplement diviser la charge soulevée par le poids corporel, car ça dénierait la biologie de l’humain.


Par exemple, on ne peut pas comparer un squat de 3x le poids du corps chez les 59 kg vs chez les 93 kg. Dans la réalité, ce ne serait pas une représentation d’un cas de force relative égale, même si oui ce le serait sur papier.


Un squat de 600 lb chez les 205 lb de poids corporel (2.93X le poids du corps) est beaucoup plus impressionnant qu’un squat de 390 lb chez les 130 lb (3x le poids du corps) selon toujours la biologie humaine.


Retournons maintenant à nos « super heavy weights »...


Il faut admettre que leur pourcentage de gras tend à être supérieur à la moyenne des autres catégories…ce qui naturellement devrait faire descendre leur force relative. La masse adipeuse ne permet pas d’augmenter la force relative…au contraire, elle la fait descendre.


Et ces gros bonhommes sont déjà les « kings » de la force absolue. Doivent-ils être nécessairement dans le top de la force relative également ?


Sans rien leur enlever, nous ne croyons pas.


Bref, les IPF Points ne sont probablement pas parfaits, mais le Wilks ne l’était pas non plus!


Ça nous amène à nous questionner sur une chose : À quel point avons-nous besoin d’une formule pour se comparer ?…en plus déjà de notre propre catégorie! C'est probablement dans la nature humaine. Et c'est correct au fond.


Mais nous croyons qu'une grosse erreur à faire est de sortir l’excuse que telle ou telle formule n’est pas bonne et d’utiliser plutôt celle qui nous avantage le plus pour se comparer aux autres!


Peu importe ce que l'on dit, le changement est fait. Les IPF Points ont pris la place du Wilks.


Alors quoi que tu en penses, nous te conseillons de te concentrer sur ce que tu peux faire pour devenir un meilleur athlète. Point.


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Références :


https://www.powerlifting.sport/fileadmin/ipf/data/ipf-formula/IPF_Points_Proposal.pdf

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